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Retour à la listeNouvelles compétences infirmières : ce que change l'arrêté du 26 juin 2026 pour les infirmiers
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UNE REFORME CONSTRUITE EN TROIS ETAPES
L’arrêté publié le 26 juin 2026 ne constitue pas, à lui seul, toute la réforme de la profession. Il complète la loi du 27 juin 2025 sur la profession d’infirmier et le décret du 24 décembre 2025 relatif aux activités et compétences infirmières.
La loi définit les grandes missions de la profession. Le décret décrit les domaines dans lesquels l’infirmier intervient, notamment le diagnostic infirmier et la consultation infirmière. Enfin, l’arrêté énumère les actes et soins pouvant être réalisés dans ces différents domaines.
Cette organisation change la manière de lire les compétences infirmières en matière de santé. Un soin ne se résume pas à un geste technique. Avant d’agir, l’infirmier permet l’accueil de la parole du patient, recueille des informations, apprécie la situation, identifie des risques et détermine une conduite à tenir dans son champ de compétences. Il évalue ensuite les résultats et transmet les éléments utiles aux autres professionnels.
Pour autant, figurer dans l’arrêté ne signifie pas qu’un acte peut toujours être réalisé en autonomie. Le texte distingue les soins du rôle propre, les soins effectués sur prescription et certaines interventions soumises à des conditions supplémentaires. Cette distinction doit rester présente tout au long de sa lecture.
LES COMPETENCES DEJA EXERCEES QUI SONT RENFORCEES
ÉVALUER L’ETAT DE SANTE D’UNE PERSONNE
Les infirmiers n’ont pas attendu 2026 pour observer les patients, évaluer leurs besoins et faire le lien avec d’autres acteurs de la santé. L’ancien Code de la santé publique mentionnait déjà l’analyse et l’évaluation des soins, ainsi que le recueil de données cliniques.
L’évolution tient à la place plus explicite donnée à cette évaluation. L’infirmier ne recueille pas des constantes ou des symptômes pour remplir un dossier : il les met en relation avec la situation de la personne afin de repérer une évolution, d’anticiper une complication et de choisir les interventions adaptées.
Prenons l’exemple d’un IDEL qui suit une personne diabétique à domicile. Une glycémie inhabituelle l’amène à s’interroger sur les repas, le traitement, l’état général, la capacité du patient à réaliser ses soins sur son lieu de vie et la présence éventuelle de signes d’alerte. Selon son évaluation, il peut renforcer la surveillance, reprendre une explication avec le patient, transmettre ses observations ou solliciter un avis médical.
Le texte reconnaît également que la lecture de résultats biologiques peut contribuer à l’appréciation d’une évolution clinique. Cette lecture aide l’infirmier à surveiller, à adapter les soins qui relèvent de sa compétence et à alerter si nécessaire. Elle ne lui confère pas la responsabilité d’établir un diagnostic médical.
PREVENIR PLUTOT QUE SEULEMENT REAGIR
La prévention et l’éducation à la santé faisaient déjà partie de la profession infirmière. L’arrêté leur donne toutefois un contenu plus détaillé. Il mentionne des actions de repérage, de conseil, d’accompagnement et d’orientation dans des domaines variés : risques liés à la santé, addictions, sevrage tabagique, alimentation, activité physique ou santé sexuelle.
Pour un infirmier, cela signifie que le temps consacré à expliquer, écouter et aider une personne à modifier certaines habitudes fait pleinement partie de la démarche de soins. Chez un patient peu actif qui souhaite arrêter de fumer, par exemple, l’infirmier peut explorer la motivation, les difficultés rencontrées et les ressources disponibles, puis l’orienter vers un accompagnement adapté.
L’éducation thérapeutique est elle aussi décrite plus précisément. Le texte prévoit une démarche qui comprend l’identification des besoins éducatifs, la définition d’objectifs personnalisés, la réalisation de séances, puis l’évaluation et le réajustement des apprentissages. Ce cadre est particulièrement utile pour accompagner les personnes vivant avec une maladie chronique.
COORDONNER ET TRANSMETTRE LES INFORMATIONS UTILES
Les infirmiers travaillent depuis longtemps avec les médecins, les aides-soignants et les autres professionnels du parcours de soins. Les nouveaux textes rendent cette coordination plus visible.
L’arrêté cite notamment l’orientation d’une personne dans son parcours, l’évaluation du niveau de recours nécessaire, la rédaction de notes cliniques et de fiches de liaison, ainsi que la participation aux concertations pluridisciplinaires. Il mentionne aussi la coordination du retour à domicile.
Dans la pratique, une transmission efficace doit permettre à son destinataire de comprendre ce qui a changé, de faire un lien efficace. Dire qu’un patient « va moins bien » apporte peu d’éléments. Décrire depuis quand il est plus essoufflé, les signes observés, les constantes recueillies et les actions déjà entreprises aide davantage à décider de la suite de sa prise en charge.
Cette précision va de pair avec une exigence de traçabilité. Les observations, les décisions prises dans le champ infirmier et leurs résultats doivent pouvoir être retrouvés dans le dossier du patient.
LES POSSIBILITES NOUVELLEMENT AFFIRMEES
LA CONSULTATION INFIRMIERE EST EXPLICITEMENT RECONNUE
La consultation infirmière est l’une des avancée les plus visibles de la réforme. Le décret du 24 décembre 2025 en décrit les étapes : entretien clinique, recueil et analyse des données, détermination d’objectifs, réalisation ou adaptation des soins et, si besoin, coordination des interventions. L’arrêté précise que l’infirmier peut conduire cette consultation autonome dans ses domaines de compétence et qu’il doit la reporter dans le dossier du patient.
Concrètement, une consultation infirmière est un temps de soins structuré. L’infirmier identifie le motif de la rencontre, évalue la situation, détermine les besoins relevant de son champ professionnel, convient d’objectifs avec la personne et prévoit le suivi nécessaire et la gestion quotidienne des soins.
Elle peut se dérouler en établissement, dans une structure médico-sociale, au cabinet d’un IDEL ou au domicile du patient. Cette reconnaissance donne un cadre à des temps cliniques que beaucoup d’infirmiers réalisaient déjà, notamment auprès des patients atteints de maladies chroniques.
Pour les IDEL, il faut distinguer la possibilité de réaliser une consultation de ses conditions de remboursement. L’arrêté renvoie à la convention avec l’Assurance maladie pour définir le périmètre et la prise en charge financière des consultations en exercice libéral. Il ne crée donc pas, à lui seul, une cotation générale applicable à toute consultation infirmière.
LE DIAGNOSTIC INFIRMIER TROUVE SA PLACE DANS LE RAISONNEMENT CLINIQUE
Le décret reconnaît la possibilité d’élaborer un diagnostic infirmier. Il s’agit d’identifier les besoins de santé qui relèvent des compétences infirmières, puis de définir les interventions adaptées.
Cette démarche peut se résumer ainsi : recueillir les données, les analyser, identifier un besoin ou un risque, fixer des objectifs, intervenir et réévaluer. Par exemple, chez une personne qui maîtrise difficilement son traitement, l’infirmier ne se limite pas à constater une erreur. Il cherche à comprendre ce qui fait obstacle, évalue les conséquences possibles et construit un accompagnement adapté.
Le diagnostic infirmier se distingue du diagnostic médical. Son intérêt est de rendre le jugement clinique infirmier plus clair, tant pour le patient que pour les professionnels avec lesquels l’IDE travaille dans l’exercice de la profession.
LA PRISE EN CHARGE DES PLAIES EST MIEUX ENCADREE
Le soin des plaies fait partie du quotidien de nombreux infirmiers. L’arrêté apporte ici des précisions particulièrement importantes : il décrit les situations dans lesquelles l’infirmier peut assurer la prévention, l’évaluation et le traitement d’une plaie dans le cadre de son rôle propre.
L’IPS devient un outil règlementaire de l’évaluation clinique d’une plaie.
Le texte invite à regarder au-delà de la liste des pansements disponibles. L’infirmier observe la plaie, suit son évolution et recherche les facteurs qui peuvent freiner la cicatrisation, comme une dénutrition, un déséquilibre glycémique ou un problème vasculaire. Il doit aussi reconnaître les signes qui imposent une orientation médicale.
Cette autonomie est délimitée dans sa mise en oeuvre. Certaines plaies chroniques en sont exclues, notamment celles du pied diabétique, certaines plaies liées aux soins oncologiques et celles qui s’aggravent ou ne cicatrisent pas malgré les soins. Des plaies aiguës, telles que les plaies post-chirurgicales et certaines brûlures ou plaies traumatiques, font également partie des exclusions prévues par le texte.
Une exclusion du rôle propre ne veut toutefois pas dire que l’infirmier ne peut plus intervenir. L’arrêté prévoit, dans le cadre du rôle sur prescription, la surveillance et les soins de plaies post-opératoires ainsi que le traitement par pression négative. Il faut donc examiner la situation clinique et le cadre de chaque soin avant de conclure.
DEPISTAGE, SANTE MENTALE ET SANTE SEXUELLE SONT DAVANTAGE PRESENTS
L’arrêté et ses articles donnent plus de visibilité au repérage précoce des difficultés de santé et à l’accompagnement dans des domaines parfois moins associés, dans l’esprit du public, aux soins infirmiers : santé mentale, addictions, santé sexuelle ou difficultés psychosociales.
Cette évolution a un intérêt concret. Lors d’un suivi régulier, un IDE ou un IDEL peut être bien placé pour remarquer une modification du comportement, une difficulté à suivre un traitement ou une situation de vulnérabilité. Son rôle consiste alors à accueillir la parole, à évaluer ce qui relève de ses compétences, à tracer les éléments utiles et à orienter la personne lorsque la situation le nécessite.
LA VACCINATION ET CERTAINS GESTES TECHNIQUES SONT PRECISES
L’arrêté reprend et précise les possibilités d’administration des vaccins, avec les conditions et exceptions qui s’appliquent. Il rappelle également les informations à inscrire après la vaccination. L’activité vaccinale comprend ainsi l’administration du vaccin, mais aussi l’information de la personne et la traçabilité.
Le texte détaille par ailleurs plusieurs actes techniques réalisés sur prescription et leurs conditions d’exercice. Il mentionne, par exemple, la pose et le retrait d’un cathéter court périphérique veineux ou intra-osseux, éventuellement sous échographie. Pour d’autres actes, les conditions sont plus strictes : le retrait de cathéters centraux et intrathécaux exige notamment une prescription médicale conforme et la possibilité pour un médecin d’intervenir à tout moment.
Ces exemples illustrent un point essentiel : pour connaître l’étendue d’une compétence, il ne suffit pas de repérer le nom de l’acte dans l’arrêté. Il faut lire l’article dans lequel il figure et les conditions qui l’accompagnent.
CE QUI CHANGE POUR LA PRATIQUE
L’apport de l’arrêté peut se résumer en quatre questions à se poser devant une situation de soins :
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Question |
Ce qu’elle permet de vérifier |
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Quel est le besoin du patient ? |
Partir d’une évaluation clinique, et pas seulement du soin prévu. |
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Dans quel cadre puis-je agir ? |
Distinguer rôle propre, prescription et conditions particulières. |
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Dois-je orienter ou alerter ? |
Repérer les limites de mon intervention et le niveau de recours adapté. |
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Qu’ai-je tracé et transmis ? |
Assurer la continuité et la sécurité du parcours de soins. |
Cette grille de lecture est utile au domicile comme en établissement. Elle aide aussi à distinguer trois sujets souvent confondus : avoir la compétence pour réaliser un soin, être autorisé à prescrire un produit ou un examen, et pouvoir facturer une activité. La prescription infirmière de produits de santé et d’examens complémentaires relève d’un autre arrêté du 26 juin 2026 ; les conditions de remboursement des consultations libérales relèvent, quant à elles, du cadre conventionnel.
UN ENJEU CONCRET POUR LA FORMATION INFIRMIERE
L’évolution des textes et du sens indiqué par la politique générale en France appelle une formation infirmière ancrée dans des situations réelles. Les professionnels doivent pouvoir s’exercer à conduire une consultation, formuler un diagnostic infirmier, évaluer une plaie, accompagner un patient dans ses apprentissages ou décider d’une orientation appropriée.
À RETENIR
L’arrêté du 26 juin 2026 apporte deux types d’évolutions. Il renforce la reconnaissance de compétences déjà exercées, telles que l’évaluation clinique, la prévention, l’éducation et la coordination. Il affirme ou précise d’autres possibilités, en particulier la consultation infirmière, la démarche de diagnostic infirmier et certaines interventions dans la prise en charge des plaies.
Pour les IDE et les IDEL, le texte invite surtout à rendre le raisonnement clinique plus visible : comprendre la situation de la personne, agir dans le bon cadre, reconnaître les limites de son intervention, puis tracer et transmettre ses décisions. C’est ainsi que ces nouvelles dispositions pourront se traduire en soins plus lisibles et mieux coordonnés pour les patients et les auxiliaires médicaux.
N’oublions pas non plus le fait que les IDEL peuvent à présent remplir les certificats de décès, une nouvelle spécialité relevant de la formation obligatoire, depuis le décret n°2025-371 paru au journal officiel le 22 avril 2025 (dans le cadre de la consolidation de l’autonomie infirmière et de ses missions élargies).
Tout ces grands changements modifient largement le référentiel d’activités et de compétences. La mise en œuvre des compétences indiquées par ces différents textes témoignent de l’augmentation des responsabilités des infirmiers, de l’impact sur la santé avec l’évaluation de la situation clinique de leurs patients, et, grâce au cadre réglementaire à la sécurisation des compétences et des dispositifs médicaux. Nous savons que d’année en année nous seront amené à rencontre de nouvelles situations sanitaires exceptionnelles liées à la chaleur, au manque de médecins etc. Il est donc nécessaire de procéder à un évaluation des compétences et réfléchir à une potentielle réforme de la formation infirmière afin de leur permettre d’obtenir des compétences renforcées et une pratique professionnelle sécurisée grâce à une formation professionnelle ancrée dans la pratique quotidienne.
FAQ – Nouvelles compétences infirmières 2026
L’arrêté du 26 juin 2026 autorise-t-il tous les actes en autonomie ?
Non. L’arrêté précise les actes et soins pouvant être réalisés par les infirmiers, mais il distingue clairement ceux qui relèvent du rôle propre, ceux qui nécessitent une prescription médicale et ceux qui sont soumis à des conditions particulières. L’exercice autonome dépend donc toujours du cadre réglementaire applicable à chaque situation concernant les nouveaux actes et prescriptions.
La consultation infirmière est-elle désormais reconnue officiellement ?
Oui. La consultation infirmière bénéficie désormais d’un cadre réglementaire clairement identifié. Elle comprend notamment l’entretien clinique, le recueil d’informations, l’analyse des données, la définition d’objectifs de soins, la mise en œuvre d’interventions infirmières et l’organisation du suivi du patient.
Une consultation infirmière est-elle automatiquement facturable par les IDEL ?
Non. La reconnaissance de la consultation infirmière dans les textes réglementaires ne signifie pas automatiquement qu’une cotation est applicable en exercice libéral. Les modalités de prise en charge et de remboursement relèvent du cadre conventionnel avec l’Assurance Maladie.
Qu’est-ce que le diagnostic infirmier ?
Le diagnostic infirmier correspond à l’identification des besoins de santé, des difficultés ou des risques qui relèvent du champ de compétences infirmier. Il s’appuie sur le raisonnement clinique, l’évaluation de la situation et l’analyse des données recueillies auprès du patient. Il ne remplace pas un diagnostic médical. Il va devenir une des compétences clés du métier d’infirmière.
Quelles compétences deviennent essentielles avec cette réforme ?
Plusieurs compétences prennent une place grandissante dans la pratique infirmière :
- le raisonnement clinique ;
- l’évaluation clinique ;
- la consultation infirmière ;
- la coordination du parcours de santé ;
- la prévention ;
- l’éducation thérapeutique ;
- la traçabilité des soins ;
- la transmission d’informations cliniques pertinentes.
Ces compétences concernent aussi bien les infirmiers salariés que les infirmiers libéraux.
Qu’est-ce qui change pour les infirmiers libéraux ?
Pour les IDEL, la réforme valorise davantage des activités déjà réalisées au quotidien : surveillance clinique, coordination avec les autres professionnels, accompagnement des patients atteints de maladies chroniques, éducation à la santé ou encore suivi des retours à domicile après hospitalisation.
Elle renforce également la visibilité du raisonnement clinique infirmier dans la prise en charge.
Les infirmiers peuvent-ils désormais prescrire librement des examens ou des traitements ?
Non. Les possibilités de prescription restent encadrées par des textes spécifiques qui définissent précisément les produits de santé, dispositifs ou examens pouvant être prescrits par les infirmiers. Chaque compétence doit être appréciée dans son cadre réglementaire propre.
Les soins de plaies relèvent-ils désormais du rôle propre infirmier ?
Certaines situations sont effectivement mieux définies dans le texte. L’infirmier peut intervenir dans l’évaluation, la prévention et le suivi de certaines plaies dans le cadre de son rôle propre. Toutefois, plusieurs exceptions existent, notamment pour certaines plaies chroniques complexes, plaies du pied diabétique ou situations nécessitant une prise en charge médicale spécifique.
Pourquoi la formation devient-elle indispensable ?
L’évolution des textes ne repose pas uniquement sur de nouvelles autorisations d’exercice. Elle implique surtout une montée en compétences dans les domaines du raisonnement clinique, de l’examen clinique, de la consultation infirmière, du diagnostic infirmier et de la coordination des parcours de soins.
La formation continue permet de transformer ces évolutions réglementaires en compétences concrètes mobilisables au quotidien.
Comment se préparer à ces nouvelles missions infirmières ?
Les infirmiers peuvent progressivement renforcer leurs compétences grâce à des formations dédiées à :
- l’expertise clinique infirmière ;
- la consultation infirmière ;
- le diagnostic infirmier ;
- l’éducation thérapeutique ;
- la coordination des parcours de soins ;
- la prise en charge des maladies chroniques ;
- l’évaluation et le suivi des plaies.
Ces thématiques seront au cœur de l’évolution de la profession dans les prochaines années.